L’horizon,  le paysage immobile de l’homme en mouvement


Depuis toujours mon travail artistique tourne autour de la condition humaine et depuis quelques années plus précisément sur l’identité dans toutes ses formes, les migrations, les traces, la mémoire…


Ce sont des mots qui ont pris pour moi de nouvelles significations suite a ma propre migration, et qui ont éveillé mon intérêt pour d’autres histoires du mouvement dans le monde: celles de mes ancêtres dans les siècles passés, celles des inconnus qu’ils ont côtoyés dans leur aventure et celles d’aujourd’hui, qui continuent à nourrir les dialogues culturels, économiques, politiques et religieux. 


C’est à partir de cette recherche, que l’horizon s’est imposé à moi comme seul paysage possible pour une humanité en mouvement permanent. Cette ligne imaginaire, qui nous ramène irrémédiablement au paysage, renferme en elle d’autres idées qui renforcent l’état d’esprit de ceux qui partent. Ce « changer d’horizon » ou « élargir son horizon » donne l’élan vital de se « jeter » dans un inconnu dans lequel le seul élément, imaginaire certes, mais reconnaissable par toutes les cultures, c’est l’horizon...


©Sandra Labaronne 2020


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